Faut-il adopter une stratégie cloud-first en 2025-2026 ?

Il y a encore quelques années, les entreprises se demandaient si le cloud était vraiment fait pour elles. Aujourd’hui, le débat a clairement évolué : le cloud s’est imposé comme un socle incontournable du système d’information.
La vraie question n’est donc plus “faut-il aller dans le cloud ?”, mais plutôt : faut-il adopter une stratégie cloud-first ?
Le marché du cloud : une croissance qui ne faiblit pas
En 2025, le cloud n’est plus une tendance émergente : c’est un marché mature… et toujours en forte croissance. Les investissements continuent d’augmenter partout dans le monde, portés par la transformation numérique des entreprises, l’essor du SaaS, de l’IA et des nouveaux usages métiers.
Les dépenses mondiales liées au cloud public dépassent désormais les 700 milliards de dollars par an, avec une dynamique qui devrait amener le marché à franchir le cap du trillion de dollars dès 2026. En France aussi, le cloud affiche une croissance soutenue, autour de 20 % par an, preuve que les entreprises accélèrent leurs projets de migration et de modernisation.
Ce succès s’explique simplement : le cloud répond à des enjeux très concrets de performance, d’agilité et de compétitivité.
Le cloud, un levier concret de productivité
Le cloud computing permet aux collaborateurs d’accéder à leurs outils et à leurs données à tout moment et depuis n’importe où, via une simple connexion Internet. Mais au-delà de cette définition technique, le cloud a profondément changé la façon de travailler en entreprise.
Il offre notamment :
- plus de flexibilité dans le déploiement des applications,
- une réduction des coûts d’infrastructure,
- une meilleure collaboration entre les équipes,
- et surtout une capacité d’innovation beaucoup plus rapide.
Les solutions SaaS se sont largement imposées pour des usages clés comme la relation client (CRM), la gestion d’entreprise (ERP), les outils collaboratifs ou la bureautique. Leur promesse est simple : moins de contraintes techniques, plus de valeur métier.
Du cloud… à une véritable stratégie cloud-first
Adopter une stratégie cloud-first, ce n’est pas simplement “utiliser du cloud”. C’est faire un choix clair : toute nouvelle application ou tout nouveau projet est pensé en priorité pour le cloud, sauf raison valable de faire autrement.
Aujourd’hui, plus d’une entreprise sur deux applique déjà cette logique pour ses projets stratégiques. Les start-ups, elles, sont quasiment toutes cloud-native par nature.
Les grandes organisations, souvent freinées par des systèmes historiques complexes, avancent progressivement, en combinant cloud public, cloud privé et infrastructures hybrides.
Cette approche permet de :
- gagner en agilité face à la concurrence,
- accélérer le time-to-market,
- et accompagner plus facilement l’évolution des besoins métiers.
Le cloud-first, avant tout un changement de culture
Passer au cloud-first ne se résume pas à un projet technique. C’est un véritable changement de culture organisationnelle, qui touche directement la DSI et l’ensemble de l’entreprise. Pour réussir, plusieurs éléments sont essentiels :
1. Clarifier sa stratégie
Mono-cloud, multi cloud ou hybride ? Le choix dépend des contraintes métiers, réglementaires et techniques, mais il doit être clairement assumé.
Architecture Mono-Cloud
Une seule plateforme cloud pour tous vos besoins
Architecture Multi-Cloud
Utilisation des services de cloud computing de plusieurs fournisseurs de cloud public pour différentes charges de travail
Architecture Hybride
Charges de travail courantes déployées dans plusieurs environnements informatiques
2. Repenser la gestion financière
Le cloud transforme les investissements IT : on passe d’un modèle basé sur l’achat de matériel à un modèle de consommation à l’usage. Cela implique de nouvelles pratiques de pilotage et de gouvernance des coûts.
3. Faire évoluer les compétences
Les équipes doivent monter en compétence sur les environnements cloud, mais aussi sur le DevOps, la sécurité, l’automatisation et l’optimisation des ressources.
4. S’équiper des bons outils
Suivre la performance, maîtriser les dépenses, garantir la sécurité et la conformité : sans outils adaptés, une stratégie cloud-first ne peut pas être durable.
Ce qu’il faut retenir
En 2025-2026, le cloud est devenu un pilier stratégique pour les entreprises. Il améliore la productivité, soutient l’innovation et permet de s’adapter plus rapidement aux évolutions du marché.
La stratégie cloud-first s’impose de plus en plus comme une évidence, mais elle ne s’improvise pas. Elle demande une vision claire, un accompagnement des équipes et une transformation progressive des pratiques internes.
Avant de se lancer, il est essentiel de se poser les bonnes questions :
- Quelle est la maturité de mon entreprise ?
- Ma stratégie cloud est-elle clairement définie ?
- Mon modèle financier est-il adapté ?
- Mes équipes sont-elles formées ?
- Ai-je les bons outils de pilotage ?
- Ai-je anticipé l’impact humain et organisationnel de ce changement ?
Le cloud-first n’est pas une fin en soi, mais un moyen puissant pour accompagner la transformation durable de l’entreprise.


