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Sauvegarde ou réplication de données : quelle différence ?

La sauvegarde de données sert à récupérer des données après une perte, une suppression ou une cyberattaque. La réplication de données sert à maintenir le service en basculant sur une infrastructure redondante. Les deux sont complémentaires au sein d’une stratégie de protection des données. Chez adista, elles s’articulent dans une même logique de résilience (sauvegarde externalisée, réplication, PRA/PCA).

L’essentiel à retenir
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La sauvegarde restaure des données perdues : elle crée une copie datée (objectif : RPO) et reste la base contre un ransomware, une suppression accidentelle ou une corruption de données.

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La réplication des données garantit la continuité de service : elle duplique les données en temps réel (synchrone) ou quasi-réel (asynchrone) vers un site secondaire, avec un objectif de RTO proche de zéro.

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Ce ne sont pas des alternatives, mais deux briques complémentaires : la sauvegarde pour l’historique et la restauration, la réplication pour le basculement immédiat.

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Une réplication informatique ne remplace jamais une sauvegarde : elle réplique aussi les erreurs et les fichiers chiffrés par un rançongiciel.

Sauvegarde de données : la base pour espérer pouvoir récupérer ses données

La sauvegarde de données répond à une problématique de récupération de données (perdues, supprimées ou dérobées). Pour pouvoir récupérer ses données, il va falloir passer par un processus de restauration, donc il existe plusieurs niveaux :

  • La restauration de données et/ou de fichiers utilisateurs (documents Office, PDF…).
  • La restauration de données et/ou de fichiers utilisateurs (documents Office, PDF…).
  • La restauration d’une base de données à un instant T.

Une solution de sauvegarde doit permettre de définir une fréquence de sauvegarde (ponctuelle, quotidienne, hebdomadaire, etc.) des fichiers et dossiers visés. Elle peut être configurée afin de s’enclencher automatiquement pour envoyer les données chiffrées vers un serveur de sauvegarde au sein d’un centre d’hébergement sécurisé. Les données sauvegardées, perdues lors d’un incident serveur par exemple, pourront être restaurées afin que l’utilisateur puisse récupérer l’ensemble de ses informations.

En théorie, toutes les couches d’une architecture informatique peuvent être sauvegardées. La sauvegarde de machine virtuelle (configuration et données incluses), de base de données ou d’applicatifs métiers, est une pratique totalement ancrée en IT.

Dans quel cas faire de la sauvegarde de données ?

Définition et différences entre une sauvegarde et une réplication de données

En réalité, la sauvegarde de données devrait s’appliquer à tous les étages du SI. Elle est évidemment recommandée si la récupération des données perdues est primordiale pour l’activité de l’entreprise. Sans elle, il n’est pas possible de restaurer une version antérieure et rapatrier des données issues d’un service web, d’une application métiers, d’une plateforme collaborative, etc.

C’est une solution clé pour des entreprises qui souhaitent se protéger en cas de suppression accidentelle, d’une attaque par ransomware, ou encore pour conserver des historiques d’activité.

Penser à externaliser les sauvegardes

Des solutions comme Veeam Cloud Connect permettent d’aller plus loin dans la préservation des données. Il est en effet possible d’externaliser une sauvegarde de machine virtuelle vers un serveur se trouvant sur un site secondaire.

L’idée est de doubler la sauvegarde des données intégrées à la machine virtuelle, pour garantir leur disponibilité future en cas d’incident. Dès lors, le rapatriement et la restauration de la machine virtuelle (paramètres de configuration, données, etc) peuvent se faire dans un délai court, et sans coupure des accès au service ou à l’application qui y est déployée.

Pour aller plus loin dans cette logique de doublement de sauvegarde, nous vous conseillons de découvrir la stratégie de sauvegarde 3 2 1.

Réplication de données : garantir la continuité de service

La réplication des données répond à une problématique de perte de service : elle consiste à maintenir une copie à jour des données et systèmes sur une infrastructure redondante (serveur ou site secondaire), afin de basculer instantanément en cas d’incident. Là où la sauvegarde regarde vers le passé (restaurer un état antérieur), la réplication informatique regarde le présent et garde le service disponible.

Lors d’une interruption (site web, serveur de messagerie, solution de collaboration), on bascule les applicatifs touchés vers un autre serveur ou site d’hébergement distinct du site primaire. Il existe deux types de réplication de données, synchrone et asynchrone

Réplication synchrone

La réplication synchrone écrit la donnée simultanément sur le site primaire et le site secondaire. Aucune transaction n’est validée tant que les deux copies ne sont pas confirmées. Elle vise un RPO proche de zéro (perte de données quasi nulle) mais exige une liaison réseau très basse latence entre les deux sites. On y recourt pour :

  • Un cluster de base de données aux données critiques pour l’entreprise
  • Une réplication de base de données Exchange (remonter un MailboxStore sur un autre serveur)
  • Une réplication sur de multiples disques (mise en miroir)

Réplication asynchrone

La réplication asynchrone valide l’écriture sur le site primaire puis transmet les modifications au site secondaire avec un léger décalage. Elle tolère la distance et une bande passante plus modeste, au prix d’un RPO non nul (quelques secondes à quelques minutes de données potentiellement perdues). On y recourt pour :

  • Un cluster de base de données à l’importance faible à moyenne
  • Une réplication de fichiers entre plusieurs sites ;
  • Une réplication d’annuaire (Active Directory, par exemple)

Réplication et PRA / PCA

La réplication des données est le socle technique du plan de reprise d’activité (PRA) et du plan de continuité d’activité (PCA). Sans site secondaire tenu à jour, aucun basculement rapide n’est possible. C’est ce qui distingue une simple copie de secours d’une véritable stratégie de résilience.

Précisions sur la restauration de données et ses 3 typologies

3 typologies de restauration de sauvegarde

Revenons rapidement sur les 3 niveaux de restauration évoqués plus haut avec quelques précisions. Une sauvegarde de données ne sera fiable uniquement si une stratégie de restauration éprouvée existe par ailleurs. La vraie valeur d’une sauvegarde ne réside pas tant dans sa capacité à stocker, mais plutôt dans sa capacité à restaurer efficacement, dans les bons délais, au bon moment, avec le bon niveau de granularité. Une entreprise peut disposer de teraoctets de données sauvegardées sans pour autant pouvoir récupérer l’essentiel en temps voulu. Le RTO et le RPO sont deux indicateurs clés qui à ce titre définissent la qualité d’un système de restauration.

Le RTO (Recovery Time Objective) indique un seuil de temps maximal acceptable pour restaurer un service après incident. Et le RPO (Recovery Point Objective) indique un seuil de volume de données maximal que l’entreprise peut se permettre de perdre entre deux sauvegardes. En clair, si l’entreprise peut restaurer rapidement, précisément, avec le bon niveau de service, alors elle est opérationnellement prête à toute éventualités.

Niveau 1 : la restauration complète

Elle consiste à restaurer l’intégralité d’un environnement dans son état initial sans perte de cohérence ni de configuration, qu’il s’agisse d’un serveur physique, d’une machine virtuelle (VM) ou d’une application complète. Elle intervient souvent après un incident majeur : panne matérielle, corruption totale des données, attaque par ransomware, etc.

Niveau 2 : la restauration partielle ou granulaire

Cela peut être un fichier utilisateur supprimé, un email perdu, un contact effacé, ou même un enregistrement spécifique dans une base de données.
Ce type de restauration permet de gagner un temps précieux, en ne restaurant que ce qui est nécessaire. L’objectif étant aussi de minimiser l’impact sur le système et le temps d’indisponibilité, tout en répondant à un besoin précis.

Niveau 3 : la restauration à un instant T

Aussi appelée restauration “point-in-time”, ce type de restauration permet de revenir à un état précis des données, à une date et heure données.
C’est une approche utilisée notamment pour les bases de données, les serveurs applicatifs ou les machines virtuelles.

A savoir enfin que les solutions modernes, grâce à l’orchestration, permettent d’automatiser entièrement les processus de restauration, pour gagner en réactivité.
Il est possible de lancer plusieurs restaurations simultanément, de prioriser les services critiques ou de déclencher automatiquement une restauration après détection d’incident.

Comment choisir entre sauvegarde et réplication ?

Le choix entre sauvegarde et réplication va dépendre avant tout de vos besoins métier, même si bien évidemment, ces approches sont souvent complémentaires dans une stratégie de gestion et de protection des données. Pouvez vous y aider, voici notre tableau comparatif :

Critère Sauvegarde de données Réplication de données
Objectif Récupérer des données après perte, suppression ou corruption Assurer la continuité de service en temps réel
Question résolue « Comment restaurer ? » « Comment ne pas s’arrêter ? »
Fréquence Planifiée (quotidienne, hebdomadaire…) Temps réel (synchrone) ou quasi-réel (asynchrone)
Indicateur clé RPO : volume de données tolérable perdu RTO : temps de bascule vers le site secondaire
Localisation Serveur distant ou cloud Infrastructure redondante (site secondaire)
Protège du ransomware ? Oui : restauration d’une version antérieure saine Non : réplique aussi les fichiers chiffrés
Cas d’usage Historique d’activité, restauration granulaire Basculement immédiat, PRA / PCA

Questions fréquentes

La sauvegarde et la réplication répondent à deux besoins distincts. La sauvegarde crée une copie datée des données afin de les restaurer après une perte, une suppression ou une corruption : elle regarde vers le passé. La réplication maintient une copie à jour sur une infrastructure redondante (serveur ou site secondaire) pour assurer la continuité de service en cas de panne.

Non. La réplication informatique duplique les données en l’état, y compris une suppression accidentelle ou des fichiers chiffrés par un ransomware. Seule la sauvegarde, qui conserve des versions antérieures, permet de revenir à un état sain antérieur à l’incident.

La réplication synchrone écrit la donnée simultanément sur les deux sites et vise un RPO proche de zéro : elle convient aux données critiques, mais exige deux sites proches reliés par une liaison à très basse latence. La réplication asynchrone transmet les modifications avec un léger décalage : elle tolère la distance et une bande passante plus modeste, au prix d’une perte potentielle de quelques secondes à quelques minutes de données. Le choix dépend de la criticité des données et de la distance entre les sites.

Pour la plupart des systèmes d’information, oui. La sauvegarde couvre la restauration et l’historique d’activité ; la réplication couvre la disponibilité et le basculement immédiat.

La réplication des données consiste à copier en continu des données d’un système source vers une ou plusieurs cibles (serveur, site distant, disques) afin de garantir leur disponibilité.

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