Comprendre les différents types et moyens de sauvegarde pour mieux protéger ses données

L’essentiel à retenir
Il existe quatre types de sauvegarde principaux pour protéger les données d’une entreprise : la sauvegarde complète, la sauvegarde incrémentielle, la sauvegarde différentielle et la sauvegarde reverse incrémentielle. Chacune répond à des contraintes précises de stockage, de fenêtre de sauvegarde et de durée de restauration. Le bon choix dépend de votre RTO (objectif de temps de reprise) et de votre RPO (objectif de point de reprise), ainsi que du volume et de la criticité de vos données.
Comprendre les types et moyens de sauvegarde des données
Un guide complet pour choisir la bonne méthode de sauvegarde et le bon support de stockage selon vos objectifs RTO/RPO.
- 1 Les différents types de sauvegarde de données pour entreprise
- 2 Les 4 types de sauvegarde informatique : définitions et comparatif
- 3 Choisir le bon support de stockage pour vos sauvegardes
- 4 Comment arbitrer et choisir entre les méthodes et les supports de sauvegarde ?
- 5 La règle du 3-2-1 : le cadre de référence des stratégies de sauvegarde
- 6 À retenir pour bâtir une stratégie de sauvegarde résiliente
- 7 adista utilise la suite Veeam pour sauvegarder et restaurer vos données stratégiques
- 8 FAQ
Quels sont les différents types de sauvegarde de données pour entreprise ?
La donnée est devenue un actif stratégique. Assurer sa pérennité est une nécessité pour toutes les entreprises. Une perte de données, qu’elle soit due à une erreur humaine, une cyberattaque ou une panne matérielle, peut avoir des conséquences désastreuses. Selon le Veeam Ransomware Trends Report 2024, en moyenne seulement 57 % des données compromises lors d’une cyberattaque peuvent être récupérées. Parallèlement, le Veeam Data Protection Trends 2024 indique que 76 % des organisations ont subi au moins une attaque dans l’année. Un double signal qui illustre la criticité d’une stratégie de sauvegarde structurée.
C’est pourquoi la mise en place d’une stratégie de sauvegarde efficace est primordiale. Il existe quatre types de sauvegarde principaux pour protéger les données d’une entreprise : la sauvegarde complète, la sauvegarde incrémentielle, la sauvegarde différentielle et la sauvegarde reverse incrémentielle. Chacune présente des avantages distincts selon les contextes d’usage, les volumes de données concernés et les objectifs de reprise définis.
Dans cet article, nous explorons ces quatre méthodes de sauvegarde en analysant leurs avantages et inconvénients, reliés à des cas d’usages. Nous décrypterons également les différentes options de stockage, du NAS aux solutions Cloud, pour vous aider à choisir la meilleure stratégie en fonction de vos objectifs de reprise (RTO/RPO) et de votre contexte réglementaire..
Les 4 types de sauvegarde informatique : définitions et comparatif
Avant de choisir une méthode, deux indicateurs clés structurent toute stratégie de sauvegarde professionnelle : le RTO (Recovery Time Objective : durée maximale d’interruption tolérée) et le RPO (Recovery Point Objective : volume maximal de données pouvant être perdues sans conséquence critique). Ces deux métriques conditionnent directement le choix de la méthode et de la fréquence des sauvegardes. Pour approfondir ces notions, consultez notre article : RTO et RPO : comprendre leurs rôles dans un plan de reprise d’activité (PRA)
Sauvegarde Complète, Incrémentielle, Différentielle & Reverse Incrémentielle
Description
La sauvegarde complète (ou full backup) consiste à copier intégralement l’ensemble des données sélectionnées à chaque opération, indépendamment de toute modification antérieure.
Avantages
- Restauration rapide et simple car les données sont disponibles à un seul endroit.
- Fiabilité accrue car chaque jeu de sauvegarde est indépendant et autonome.
Inconvénients
- En fonction du volume, la consommation d’espace de stockage peut être importante.
- Temps de réalisation allongé, notamment pour les volumes de données critiques.
Cas d’usage
La sauvegarde complète est particulièrement adaptée aux environnements dont les données évoluent peu dans le temps, ou en tant que sauvegarde hebdomadaire dans une stratégie hybride. Elle convient aux entreprises dont le RTO prioritaire exige une restauration immédiate sans dépendance aux sauvegardes précédentes, comme par exemple dans un contexte de PRA exigeant la remise en production en moins d’une heure. Elle constitue également la base obligatoire de toute chaîne incrémentielle ou différentielle.
Description
Seules les données modifiées ou ajoutées depuis la dernière opération de sauvegarde (complète ou incrémentielle) sont sauvegardées à chaque opération.
Avantages
- Rapidité d’exécution et faible consommation d’espace de stockage pour les sauvegardes complémentaires.
Inconvénients
- Temps de restauration allongé en fonction de l’ancienneté de la donnée. Nécessite de relire tous les points de sauvegarde antérieurs (lecture de la complète + tous les points de sauvegarde).
- Dépendance à la chaîne de sauvegarde : toute corruption d’un maillon peut compromettre la restauration complète.
Cas d’usage
La sauvegarde incrémentielle est idéale pour les environnements avec des volumes quotidiens importants et des fenêtres de sauvegarde courtes, comme les bases de données transactionnelles, les ERP ou les outils de messagerie d’entreprise. Elle est à privilégier lorsque les sauvegardes sont très fréquentes (toutes les heures ou plusieurs fois par jour) et que le RPO est inférieur à 4 heures. En revanche, elle nécessite une organisation rigoureuse de la chaîne de restauration pour éviter toute rupture dans la séquence des points de récupération.
Description
La sauvegarde différentielle copie uniquement les données modifiées depuis la dernière sauvegarde complète, quel que soit le nombre de sauvegardes intermédiaires réalisées.
Avantages
- Temps d’exécution d’une sauvegarde plus rapide que la méthode complète.
- Temps de restauration amélioré (lecture de la sauvegarde complète + du dernier point de sauvegarde).
Inconvénients
- Avec le temps, la consommation d’espace de stockage croît jusqu’à la prochaine sauvegarde complète.
Cas d’usage
La sauvegarde différentielle représente un bon compromis entre la complète et l’incrémentielle. Elle convient aux environnements dont les données changent régulièrement mais pas massivement chaque jour, comme les fichiers de travail collaboratifs, les documents bureautiques ou les petits systèmes de gestion. Elle est à favoriser quand la restauration doit rester simple et quand le cycle de sauvegarde complète est hebdomadaire. Lire notre article sur les 3 niveaux de restauration de sauvegarde
Description
La sauvegarde reverse incrémentielle (ou reverse incremental backup) fonctionne de manière inversée : chaque opération crée automatiquement une image complète actualisée, en conservant les différences (deltas) entre les états successifs.
Avantages
- Rapidité d’exécution de la sauvegarde.
- Temps de restauration optimal (toutes les données du dernier état sont disponibles dans le jeu de sauvegarde le plus récent).
- Consommation d’espace de stockage réduite par rapport à la répétition de sauvegardes complètes.
Inconvénients
- Consommation de puissance informatique plus importante lors de la reconstruction de l’image.
Cas d’usage
La sauvegarde reverse incrémentielle est la méthode de choix pour les environnements virtualisés (VMware, Hyper-V) et les infrastructures critiques dont le RTO est très court. C’est notamment la méthode nativement implémentée par Veeam Backup & Replication, qui reconstruit à chaque cycle une chaîne de restauration optimale sans dépendance aux sauvegardes précédentes.
Choisir le bon support de stockage pour vos sauvegardes
Une stratégie de protection des données comprend une méthode de sauvegarde (vue plus haut) et un moyen de stockage de la sauvegardes. Le support de stockage détermine si la restauration sera possible dans les délais fixés par votre RTO. Une sauvegarde complète stockée sur un NAS tombé en panne au moment de l’incident ne vaut rien, de même qu’une copie cloud inexploitable faute de bande passante suffisante. Le choix du support de stockage est donc une composante à part entière de votre stratégie de continuité d’activité. Voici les trois grandes familles de supports.
Description
Équipement de stockage physique (NAS : Network Attached Storage) permettant de conserver une copie des données au sein du réseau local de l’entreprise.
Avantages
- Temps d’accès et débits rapides.
- Capacité de stockage évolutive.
Inconvénients
- Risque de pannes matérielles.
- Vulnérabilité aux sinistres physiques (incendie, dégât des eaux) et aux ransomwares chiffrant le réseau local.
Cas d’usage
Le NAS est recommandé comme premier niveau de sauvegarde (copie locale) dans une architecture 3-2-1. Il offre les meilleures performances pour les restaurations rapides de fichiers ou de systèmes. Il ne doit pas être utilisé seul pour assurer la continuité d’activité.
Description
Support de stockage physique amovible utilisant la technologie magnétique pour archiver de grands volumes de données.
Avantages
- Ratio coût / volume sauvegardé très bas.
- Longue durée de vie (jusqu’à 30 ans pour les technologies LTO récentes).
Inconvénients
- Gestion des équipements pour utiliser les bandes.
- Sensibilité à l’environnement ambiant.
Cas d’usage
Les bandes LTO sont recommandées pour l’archivage long terme de données à faible fréquence d’accès : conformité réglementaire, archives financières, données de projet. Elles constituent le troisième niveau dans une stratégie 3-2-1, à savoir une copie hors site sur support physique. Leur transport vers un lieu de stockage sécurisé garantit une isolation totale du réseau en cas de cyberattaque.
Description
Service de stockage à distance permettant de répliquer les sauvegardes sur des serveurs distants via Internet, gérés par un opérateur tiers ou en cloud souverain.
Avantages
- Pas d’investissement à prévoir.
- Facilité de mise en place.
Inconvénients
- Dépendance à l’accès Internet.
- Exigences réglementaires pour certaines activités.
- Coût financier à long terme.
Cas d’usage
Le cloud est aujourd’hui le support de prédilection pour la sauvegarde externalisée en mode 3-2-1 ou 3-2-1-1-0. Il garantit une copie géographiquement distante, protégée des sinistres locaux. Des solutions comme Veeam Cloud Connect permettent de répliquer automatiquement les sauvegardes depuis l’infrastructure on-premise vers le cloud d’un opérateur qualifié, comme adista, sans modifier les flux de travail existants.
Comment arbitrer et choisir entre les méthodes et les supports de sauvegarde ?

Le choix d’une méthode de sauvegarde et support dépend de facteurs opérationnels et stratégiques, mais facilement identifiables :
- Volume de données : Pour les grandes masses de données avec peu de modifications quotidiennes, la sauvegarde complète hebdomadaire associée à une sauvegarde incrémentielle quotidienne est une combinaison efficiente.
- RTO et RPO définis : Un RTO court (< 1h) devrait orienter votre choix vers la sauvegarde reverse incrémentielle ou la sauvgarde complète. Un RPO fin (< 15 min) implique une sauvegarde incrémentielle très fréquente.
- Infrastructure : Les environnements virtualisés profitent particulièrement bien de la sauvegarde reverse incrémentielle avec Veeam. Les environnements physiques hétérogènes seront mieux servis par des stratégies hybrides.
- Contraintes réglementaires : Certains secteurs (santé HDS, finance, administration) imposent des durées de rétention et des emplacements géographiques spécifiques.
En pratique, la majorité des DSI adoptent une stratégie hybride : une sauvegarde complète hebdomadaire, des incrémentaux ou différentiels quotidiens et une réplication cloud en temps quasi-réel pour les systèmes les plus critiques. Pour aller plus loin dans le choix d’une solution adaptée à votre contexte, consultez notre guide décisionnel : comment choisir la bonne solution de sauvegarde professionnelle
La règle du 3-2-1 : le cadre de référence des stratégies de sauvegarde
Quelle que soit la méthode retenue, toute stratégie de sauvegarde professionnelle sérieuse s’appuie sur la règle du 3-2-1 :
- 3 copies des données (1 originale + 2 sauvegardes)
- 2 supports différents (ex. : NAS + cloud)
- 1 copie hors site (géographiquement distante ou dans le cloud)
Ce standard de l’industrie a évolué vers le 3-2-1-1-0 pour intégrer la protection contre les ransomwares : 1 copie immuable et 0 erreur vérifiée lors des restaurations. Pour comprendre comment mettre en œuvre cette stratégie dans votre entreprise, consultez : protéger son entreprise avec la règle du 3-2-1-1-0
A retenir pour bâtir une stratégie de sauvegarde résiliente
La protection des données ne se limite pas à la simple mise en place d’une sauvegarde. Elle repose sur une combinaison judicieuse de méthodes et de supports adaptés aux enjeux de chaque organisation. Le choix entre sauvegarde complète, incrémentielle, différentielle ou reverse incrémentielle détermine directement votre capacité à reprendre l’activité dans les délais définis par votre RTO et votre RPO.
Si la sauvegarde complète garantit une récupération rapide, les approches incrémentielles et différentielles optimisent l’espace de stockage et la fréquence des sauvegardes. La reverse incrémentielle offre le meilleur des deux mondes pour les environnements virtualisés à exigences fortes. Le choix du support (NAS, bandes LTO, cloud) complète cette stratégie pour garantir la résilience géographique et la protection contre les cyberattaques.
En comprenant ces différentes options, les entreprises peuvent bâtir une stratégie de sauvegarde résiliente, garantissant la continuité de leurs activités en toutes circonstances.
adista utilise la suite Veeam pour sauvegarder et restaurer vos données stratégiques
Compatible Veeam Backup & Replication
Connectez VCC et votre serveur VBR. Externalisez en répliquant vos sauvegardes dans notre cloud.
Transfert de sauvegardes sécurisé
Profitez d’une passerelle sécurisée pour le transfert de vos sauvegardes & données vers notre cloud.
Restauration rapide
En cas d’incident, adista restaure vos sauvegardes rapidement vers votre hébergement.
Service de migration
adista vous aide à rapatrier vos sauvegardes historiques depuis n’importe quelle plateforme.
Réplication
Vous pouvez répliquer rapidement, de manière sécurisée, vos différentes sauvegardes, dans notre cloud.
Stockage objet natif
adista propose une capacité illimitée de rétention de données à long terme vers une cible de stockage objet dans le cloud, avec des économies maximales à la clé.
FAQ
Veeam Backup & Replication est-il compatible avec toutes les méthodes de sauvegarde ?
Oui. Veeam Backup & Replication supporte les sauvegardes complète, incrémentielle, différentielle et reverse incrémentielle. La solution est notamment reconnue pour ses capacités de reverse incrémentielle dans les environnements virtualisés VMware et Hyper-V. adista est Veeam VAR Gold et Cloud & Service Provider Platinum, et propose une solution d’externalisation et de réplication via Veeam Cloud Connect.
Quelle méthode de sauvegarde offre le temps de restauration le plus rapide ?
La sauvegarde complète offre le temps de restauration le plus rapide, car toutes les données sont disponibles en un seul point. La reverse incrémentielle est également très performante à la restauration, car elle reconstruit une image complète à chaque cycle. La sauvegarde incrémentielle entraîne les temps de restauration les plus longs.
Comment choisir entre stockage NAS, bandes magnétiques et cloud pour la sauvegarde ?
Ces trois supports sont complémentaires et non concurrents. Le NAS assure la rapidité des restaurations locales ; les bandes LTO sont idéales pour l’archivage long terme à coût réduit ; le cloud garantit la copie hors site et la résilience géographique. La combinaison recommandée pour une PME est NAS en local + cloud externalisé chez un opérateur qualifié, conforme à la règle du 3-2-1.


